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MARC DUBEDOUT

La passion du vin

 

INTERVIEW DE MARC DUBEDOUT

Ex Vice-Président du syndicat des courtiers en vins de Bordeaux.
Par Stéphane Alaux, Expert E Réputation
Fondateur du cabinet E Réputation Net Wash

1/ Quel est votre parcours ?

Marc Dubedout: Mon baccalauréat en poche, j’ai suivi des études de commerce (Tech de Co Bordeaux). Après une expérience de 2 ans en tant que commercial export Allemagne dans la Société de Négoce Mestrezat,
j’ai créé, en 1987, le bureau de Courtage en Vin Bureau Dubedout, ce que l’on peut en retenir c’est que j’ai toujours été un entrepreneur dans l’âme.

2/ D’où vous vient cette vocation, cette passion pour le vin ?

Marc Dubedout : Je suis en quelque sorte « né dans la barrique ». Je suis fils et petit fils de courtiers en vins du côté paternel.
Mon grand-père maternel était champenois et possédait sa propre marque de Champagne. J’ai grandi au milieu des bouteilles de vins
et j’ai assisté aux fréquentes dégustations, parfois théâtrales, de mon père !

3/ Comment se porte le marché du vin de Bordeaux dans le monde ?

Marc Dubedout : Avec 21 bouteilles de Bordeaux vendues chaque seconde dans le monde, les vins de Bordeaux se portent plutôt bien. Cela représente 640 millions de bouteilles par an!
En 2015, près de 4,8 millions d’hectolitres ont été vendus dans le monde pour un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros.
Ces bons résultats commerciaux sont rendus possibles par la qualité des vins produits et le dynamisme du Négoce bordelais porté, en grande partie, par le marché chinois.

4/ Vous évoquez la Chine, où en est le marché « export » avec ce pays gigantesque ?

Marc Dubedout : Le marché « export » avec la Chine est en plein essor. En volume, la Chine est de loin le 1er pays importateur de vin de Bordeaux devant la Belgique et l’Allemagne.
Elle conserve avec Hong Kong sa première place en valeur devant le Royaume Uni et les USA. C’est donc un marché que l’on suit avec la plus grande attention tant le potentiel semble immense.
Par ailleurs, l’intérêt des chinois pour les vins de Bordeaux se confirme également par des achats de propriétés viticoles. A ce jour on compte environ 150 Châteaux bordelais sous pavillon chinois.

5/ Les vins de Bordeaux, sont-ils toujours les leaders du marché du vin dans le monde et si c’est le cas, pourquoi cette longévité ?

Marc Dubedout: Même si l’Italie truste la 1ère place et devient le 1er producteur mondial de vin en volume, la France reste le 1er pays exportateur de vin en valeur.
Grâce à son histoire, son terroir exceptionnel mais également grâce aux hommes qui « font » les grands vins de Bordeaux, nos crus s’imposent comme des références enviées par le monde entier.

6/ Il existe dorénavant de très bons vins, produits dans le monde entier, quels sont les pays qui pourraient un jour nous ravir cette place de leader ?

Marc Dubedout : Il est certain qu’il existe ailleurs qu’à Bordeaux d’excellents vins ! Nous en avons pleinement conscience.
C’est pour cette raison que tous les professionnels de la filière redoublent d’efforts. Bordeaux ne vit plus de son héritage. Nous recherchons en permanence à améliorer la qualité et l’offre de nos produits.
Et je peux vous affirmer que producteurs, courtiers et négociants travaillent dans ce sens.

7/ Existe t-il un tourisme œnologique en France ou à Bordeaux plus précisément ?

Marc Dubedout: Le tourisme œnologique se développe très rapidement et notamment à Bordeaux. C’est un enjeu économique pour notre région viticole.
Il permet d’augmenter la notoriété du vignoble et de stimuler ainsi la vente des vins. C’est une filière qui s’ouvre au grand public. L’offre est importante et variée. On ne se contente plus de découvrir le vin, de faire ses propres assemblages ou de participer à des ateliers « accords mets-vins ».
Il est désormais possible d’y associer des activités telles que le vélo, les randonnées, l’équitation… A Bordeaux, la Cité des Civilisations et du Vin, nouvellement créée, est devenue incontournable et la porte d’entrée vers le vignoble bordelais.

8/ Pourriez-vous nous expliquer votre métier, comment devient-on courtier en vin et quelles en sont les qualités requises ?

Marc Dubedout: Le courtier en vin est l’intermédiaire entre les viticulteurs et les négociants . Alors que 75% des transactions vrac passe par l’entremise du courtage, il effectue la totalité des mises en marché des vins en primeur.
Le courtier met en relation le vendeur et l’acheteur. Son rôle est crucial. Il doit connaître parfaitement le marché et les cours du vin afin de garantir une transaction équitable. Une bonne connaissance du produit, et en particulier de la dégustation s’avère indispensable.
Sa mission est double : avec tact et discrétion il met en relation les différents interlocuteurs et conseille chaque partie. Par le passé, on était courtier de père en fils.
Désormais, pour accéder à ce métier, un stage de quelques mois dans un bureau de courtage est obligatoire avant de passer l’examen d’aptitude professionnelle du courtier en vins et intégrer le prestigieux Syndicat des Courtiers en Vins de Bordeaux. On demande désormais aux jeunes courtiers une excellente formation commerciale et technique.

9/ Dites-nous en plus sur les « primeurs » ?

Marc Dubedout: La mise en marché des vins en primeur est toujours un événement à Bordeaux et représente un enjeu essentiel pour le commerce bordelais. Cette année, la traditionnelle semaine des primeurs a lieu du 3 au 6 avril 2017 pour la présentation du millésime 2016.
Les vins dégustés par les professionnels de la filière (négociants, courtiers, acheteurs, importateurs, journalistes …) seront en cours d’élevage. Suite à ces dégustations, les Châteaux détermineront les volumes et prix de vente de leur cru.
Par l’intermédiaire des Courtiers de la Place de Bordeaux, les négociants achèteront alors les vins en avance, en « primeur », et pourront, proposer à leurs clients une offre préférentielle.

10/ Le web a permis aux producteurs de vins français d’exploser les ventes à l’export et de faire découvrir au monde entier de nouvelles régions viticoles, de nouveaux châteaux etc… Mais l’internet peut s’avérer néfaste pour les « marques », car ce nouveau média est également réputé pour créer des problèmes récurrents d’E Réputation négative.
Les producteur français se protègent-ils de ce danger que peut représenter une mauvaise E Réputation ?

Marc Dubedout: La protection des marques est depuis longtemps un souci majeur des producteurs bordelais. De même, le web, vecteur de communication incontournable aujourd’hui, oblige les professionnels du vin à une vigilance extrême.
Certaines publications erronées peuvent s’avérer désastreuses. La maîtrise de ce média reste difficile…

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