supervisé par notre cabinet d’avocats

Martin Allard

Le coaching en grandes entreprises

INTERVIEW DE M. Martin Allard – coach d’entreprises

Consultant indépendant
Par Stéphane Alaux, Expert E Réputation
Fondateur du cabinet E Réputation Net Wash

Martin Allard est un ancien commercial qui a notamment travaillé pour de grandes entreprises de renom comme Microsoft et Xerox. A 40 ans, après une carrière bien chargée, il décide de faire le pari fou de se reconvertir dans le coaching d’entreprise. Une technique qu’il a notamment découverte aux Etats-Unis lors d’un échange pour ses études.

Quelle est votre formation d’origine et votre parcours ?

Martin Allard : J’ai fait mes études supérieures à Bordeaux à la BEM Management School, une école de commerce qui n’existe plus. Elle fait aujourd’hui partie de la prestigieuse KEDGE Business School. Au cours de mon parcours scolaire, j’ai notamment effectué une année d’échange aux Etats-Unis. Cette expérience m’a fortement marqué et a influencé l’homme que je suis maintenant, notamment par rapport à leur gestion du management.

Mon objectif principal était de devenir commercial pour de grandes entreprises. Après mes études, j’ai eu plusieurs expériences professionnelles très enrichissantes chez de grands groupes comme Microsoft et Xerox. Après une vingtaine d’années à exercer cette activité de commercial, j’ai décidé de me reconvertir.

Depuis mon séjour aux Etats-Unis, j’ai toujours eu une idée qui me trottait dans la tête. On sait tous que ce pays est toujours en avance dans de nombreux domaines (management, technologie, etc). C’est notamment ce que j’ai constaté dans les entreprises. Quand j’étais chez Microsoft, il y avait souvent des coaches d’entreprises qui venaient pour conseiller les dirigeants, les cadres et les salariés. De ce fait, à mon retour en France, j’ai toujours eu l’idée de développer cette activité en France et c’est ce que j’ai fait à l’âge de 40 ans.

Vous vous êtes donc reconverti dans le coaching
d’entreprise, mais en quoi consiste cette nouvelle activité ?

Martin Allard : Tout à fait. On peut dire que j’ai géré ma crise de la quarantaine en changeant de métier (rire). Être commercial pour de grandes entreprises est très intéressant et enrichissant mais j’avais besoin de me rapprocher d’une activité qui favorise les contacts et les échanges entre les personnes. C’est toute la vocation du coach d’entreprise.

En effet, pour être un bon coach, il est nécessaire d’avoir un sens aigu de l’humain, de l’empathie et d’être à l’écoute. Il est aussi primordial d’adopter une déontologie exemplaire étant donné que la base d’un coaching réussi est une relation de confiance totale. Martin Allard coaching a pris forme.

Pour rentrer plus dans les détails, je peux dire que le but d’un coach est d’accompagner quelqu’un, toute une équipe ou même toute l’entreprise de manière totalement personnalisée pour l’aider dans sa réflexion et l’amener à voir sa situation sous un angle différent. Cette manœuvre a pour vocation de débloquer une situation et de continuer à avancer sur de bons rails en évitant les mauvaises pratiques en matière de droit des salariés et de fraude fiscale, par exemple. D’ailleurs, dans ce métier on emploie souvent la métaphore du miroir : le coach doit être le reflet de ce que l’entreprise doit devenir.

Pouvez-vous nous détailler les qualités indispensables à posséder lorsque l’on est coach d’entreprise ?

Martin Allard : Bien sûr. Tout d’abord, il est nécessaire d’emmagasiner une expérience riche et variée. Le mieux est de diversifier les entreprises dans lesquelles travailler. Ensuite je dirais, qu’il faut énormément de tact car il faut, parfois, amener les personnes à prendre conscience de leurs défauts pour qu’elles puissent changer et s’améliorer. Ce qui n’est pas toujours évident, étant donné qu’elles peuvent avoir tendance à se vexer.
Ensuite, il est important de comprendre un minimum la psychologie humaine pour bien cerner les forces et les faiblesses de chacun. D’ailleurs, il est nécessaire d’adapter son langage : on ne parle pas de faiblesses mais de points à améliorer. C’est ce qu’on appelle l’approche constructiviste. Elle a notamment été développée dans le cadre de l’école de Palo Alto par Paul Watzlawick et son livre « La Réalité de la Réalité ».

Pour compléter ce que j’ai dit plus haut, il faut aussi de la flexibilité, de la disponibilité et ne porter aucun jugement. Le coach est là pour accompagner, non pour juger.

Existe-t-il des formations pour devenir coach d’entreprise ?

Martin Allard : Non, il n’existe pas de formation à proprement parler pour devenir coach d’entreprise. Cependant, il peut être intéressant d’être diplômé en gestion des ressources humaines et organisation du travail, d’une école de gestion ou d’une école de commerce. De même, il peut être très bénéfique d’avoir un master en psychologie, en sciences sociales ou en sciences humaines. En effet, pour être un bon coach, il est nécessaire de bien cerner l’esprit humain.

Le métier de coach est en pleine expansion en France et les universités Aix-Marseille, Paris 2, Paris 8 ou Paris 10 offrent maintenant l’opportunité aux étudiants de se former au coaching d’entreprise avec la possibilité de passer un diplôme universitaire lié à cette activité.

Enfin, de nombreux instituts privés dispensent aussi des formations spécifiques en coaching d’entreprise.

D’un point de vue purement personnel, je dirais qu’il est aussi très important d’avoir un bon réseau de connaissances. Ayant commencé sans formation préalable, j’ai eu l’opportunité de me lancer dans cette voie grâce à l’aide d’amis et de collaborateurs.

C’est donc un métier qui tend à se démocratiser. De ce fait, où travaille un coach d’entreprise ?

Martin Allard : C’est une bonne question car on a souvent l’image de quelqu’un de nomade qui se déplace constamment d’entreprise en entreprise. La réalité est pourtant à nuancer.

En général, être coach d’entreprise est une profession libérale. Mais il peut disposer de son propre cabinet de services et de conseils aux entreprises. Il est aussi possible d’intégrer l’équipe dirigeante d’une entreprise après y avoir fait ses preuves.

Pour finir, il peut aussi donner des cours dans un institut privé ou créer un site internet pour partager ses connaissances et ses expériences.

Vous qui travaillez au cœur des entreprises, que pensez-vous de l’e-réputation ?

Martin Allard : Malheureusement, les problèmes liés à l’e-réputation que rencontrent les entreprises ne sont souvent pas pris au sérieux. Je parle en connaissance de cause puisque grâce à mon activité je suis la plupart du temps au contact des dirigeants de ces mêmes entreprises qui ont des problèmes avec leur réputation en ligne.

J’estime que pour faire face à cette vague de dénigrement sur internet et de faux témoignages, il est primordial de consacrer une partie du budget de l’entreprise pour préserver son image.

De plus, cette mauvaise réputation impacte aussi mon travail. En effet, les salariés sont souvent désemparés devant ce problème et ont tendance à perdre confiance dans leur entreprise. Je dois donc, moi aussi, m’intéresser à ces difficultés et à l’e-réputation pour axer mon travail de coach.

Pour décompresser avez-vous des passions, des hobbies ?

Martin Allard : Quand le temps le permet je pars souvent en mer pour pratiquer des sports nautiques, en particulier la voile et le catamaran. J’affectionne ces deux disciplines car elles demandent de travailler en équipe et exige beaucoup de rigueur de la part de tous les participants.

D’un autre côté, je suis amateur de gastronomie et de grands vins. J’adore partager un bon repas et une bonne bouteille avec des amis le week-end.

Merci à Martin Allard pour cet entretien.

Ils nous aiment !

 

    

  

Ils nous détestent !

   

 

 

Ils parlent de nous !