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Jean Pierre Giollito

INTERVIEW DE M. Jean-Pierre Giolitto

Entretien avec le Docteur Jean-Pierre Giolitto
Par Stéphane Alaux, Expert E Réputation
Fondateur du cabinet E Réputation Net Wash

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Le docteur Giolitto, ancien Chef de Clinique Urologique nous parle des progrès en urologie dans le traitement non invasif de l’adénome de la prostate.

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1. Quelle est votre formation ?

Jean-Pierre Giolitto :

Je suis né à Grenoble, issu d’une famille d’enseignants, petit fils d’un immigré italien, originaire des montagnes piémontaises et qui un peu avant la première guerre mondiale, avait traverse les Alpes à pied pour fuir une région très pauvre et chercher du travail en France.
J’ai ainsi baigné depuis toujours dans une ambiance où l’amour de la famille était en harmonie avec les valeurs d’effort, de travail et de service aux autres. C’est donc tout naturellement que je me suis orienté vers les études médicales.
 

2. Parlez-nous de votre expérience professionnelle la plus marquante ?

Jean-Pierre Giolitto :

Ma vie professionnelle a été émaillée de nombreuses périodes marquantes mais je garde le souvenir de mes premiers stages hospitaliers, en qualité d’externe, étudiant en 4 année, où je découvrais le monde de l’hôpital, avec d’un côté la souffrance des patients, de l’autre le savoir impressionnant des professeurs, et ma position entre deux, trop jeune pour prétendre guérir et ressentant un malaise vis a vis des patients. Progressivement le travail en commun et le compagnonnage ont permis  de gagner en compétence et en assurance.

3. Le professeur Gilbert Faure, était donc le chef de service d’urologie de CHU de Grenoble ?

Jean-Pierre Giolitto :

Le Professeur G. Faure était dans les années 80 chef du service d’Urologie du CHU de Grenoble. J’avais choisi son service à l’occasion de l’un de mes stages d’internat. Cette rencontre a été à l’origine de ma vocation pour la chirurgie et en particulier l’urologie.

4. Son éthique vous a profondément marquée.

Jean-Pierre Giolitto :

Ses qualités étaient nombreuses et son exemple imposait le respect.
Qualités humaines d’abord , écoute attentive du patient quelles que soient ses plaintes.
Grand rigueur dans l’étape diagnostique et le choix de la meilleure thérapeutique adaptée au cas par cas, en respectant toujours les choix du patient, une fois celui-ci bien éclaire de son état.
Éthique au quotidien donc mais sans négliger l’aspect convivial ou l’humour pour échapper de temps en temps au stress du métier de chirurgien et son envie de réussir.
 

5. Parlez-nous de votre expérience d’Ancien Chef de Clinique Urologique de la Polyclinique les Bleuets à Reims ?

Jean-Pierre Giolitto :

J’ai été installé pendant 20 ans à la clinique les bleuets à Reims en activité libérale.
Cette période de ma vie professionnelle a été pour moi épanouissante et enrichissante. Travail dans un grand établissement mais encore à taille humaine, équipes et équipements up to date permettant un exercice complet de ma spécialité dans les meilleures conditions de sécurité avec les techniques les plus avancées. Création et développement d’une patientèle fidèle permettant de nouer des relations solides avec de nombreux patients et collègues.
 

6. Dites-nous-en plus sur l’évolution de votre spécialité ?

Jean-Pierre Giolitto :

Ma spécialité a évolué de façon continue depuis 30 ans. La chirurgie classique a laissé progressivement la place aux techniques mini invasives : endoscopies c’est-à-dire : examen et interventions par les voies urinaires naturelles  (intervention pour l’adénome de prostate , les tumeurs de vessie ou les calculs renaux par ex) et cœlioscopie c’est-à-dire : chirurgie de l’abdomen par l’intermédiaire de petits orifices, supprimant les cicatrices classiques (interventions notamment pour cancers du rein ou de la prostate.)

7. Avez-vous formé d’autres chirurgiens à la cœlioscopie ?

Jean-Pierre Giolitto :

J’ai été intéressé et formé très tôt aux techniques de cœlioscopie appliquées à l’urologie. J’étais en effet convaincu du bénéfice pour le patient en terme de douleur post opératoire, de durée d’hospitalisation et de délai de retour a une vie normale.
Fort de cette expérience, j’ai été heureux de la partager avec d’autres chirurgiens plus novices.
C’est ainsi que sous forme du compagnonnage classique en chirurgie, j’ai reçu de nombreux chirurgiens français et européens pour partager avec eux cette expérience. J’ai aussi été amené a me déplacer à de nombreuses reprises, en France, en Belgique et en Suisse.
Pour assister et opérer des patients avec cette nouvelle méthode.
 

8. Expert judiciaire auprès de la Cour d’Appel de Reims.

Jean-Pierre Giolitto :

Parallèlement à ce travail, j’ai été amené à m’intéresser au domaine des expertises médicales.
Expert judiciaire près la cour d’appel, j’ai pendant plus de 10 ans, été amené a donner mon avis sur des dossiers contentieux , dossiers souvent délicats nécessitant une approche minutieuse et précautionneuse, afin de donner un avis impartial et documenté permettant d’éclairer objectivement le juge.
Cette activité m’a beaucoup appris, car si à l’impossible nul n’est tenu, le médecin doit se souvenir sans cesse qu’il a une obligation de moyens et qu’il doit tout mettre en œuvre, y compris en s’entourant d’autres collègues pour permettre à son patient de retrouver un état de santé satisfaisant dans les meilleures conditions.
 

9. Comment envisagez-vous l’avenir ?

Jean-Pierre Giolitto :

Mon avenir professionnel s’inscrit dans la continuité mais aussi le changement.
Continuité de l’exercice de ma spécialité par amour professionnel et par envie de continuer a rendre service aux patients qui relèvent de mon domaine de compétence.
Changement par contre du mode d’exercice, avec le choix d’un travail moins intensif, en équipe multidisciplinaire d’autant qu’il y a aujourd’hui une tendance a la fragmentation de la spécialité en sous spécialité, ce qui fait qu’un urologue aujourd’hui ne pratique plus tout le champs de l’urologie mais une partie seulement (cancérologie , lithiase , urologie de la femme , andrologie…).
 

10. Le web 2.0 a transformé l’Internet en un outil de délation qui provoque énormément de dégâts.

Jean-Pierre Giolitto :

On pourrait dire qu’il y a du bon et du mauvais dans le web 2-0.
Le bon d’abord et même le meilleur avec l’accès et le partage facile et sans limites des connaissances. Pour les gens de ma génération c’est-à-dire d’avant internet, c’est une vraie révolution.
Le mauvais malheureusement avec trop d’informations non vérifiées, tronquées, déformées, erronées, annulées et pourtant toujours apparentes.
Et puis le monde de l’opinion où n’importe quel anonyme, pourtant profane dans la matière donne un soi disant avis sur ce qu’il ne connait pas, sans contrôle et sans contradictoire. Tout le monde peut avoir un avis mais l’exprimer nécessite réflexion, argumentation et respect.
 
 
 
 

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