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BERNARD BENSAID

La gestion dans le domaine de la santé, de l’immobilier et de l’hôtellerie

 

INTERVIEW DE BERNARD BENSAID

Dirigeant de la société DocteGestio.
Par Stéphane Alaux, Expert E Réputation
Fondateur du cabinet E Réputation Net Wash

M. Bernard Bensaid, est un le dirigeant d’un Jeune Groupe en pleine expansion présent dans la gestion immobilier et l’hôtellerie, et surtout dans les secteurs sanitairs et médico-social.
Il se présente comme un ingénieur social et nous parle avec passion de ses nouveaux défis dans les lignes ci-dessous.

1/ Bonjour Bernard Bensaid, parlez-nous en quelques mots de votre formation ?

Bernard Bensaid : Admis en classe de terminale au lycée Louis le Grand à Paris, j’ai ensuite suivi un double cursus de formation universitaire (DEA de mathématiques appliquées) et de formation d’ingénieur à l’école Polytechnique. A l’âge de 28 ans, j’étais ingénieur polytechnicien, diplômé de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) et titulaire d’un Doctorat en sciences économiques. La même année, j’ai obtenu le le Prix Gaëtan Pirou pour mes travaux en sciences économiques.

2/ Quels sont vos débuts dans le domaine professionnel ?

Bernard Bensaid : Passionné d’économie, j’ai préparé une thèse tout en réalisant des missions de conseil auprès de grandes banques nationales. J’ai participé ainsi à la création du Centre de Recherche de la Banque de France puis suis devenu Consultant au Groupe de la Recherche Opérationnelle du Crédit Lyonnais. Professeur des Universités à l’âge de 35 ans en ayant été classé premier pour la qualité de mes recherches, j’ai commencé à enseigner à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille. A cette époque, je m’intéresse aussi beaucoup aux technologies numériques qui se développent rapidement Outre-Atlantique.

Juste après avoir été nominé au Prix du Meilleur Jeune Economiste de France, je décide d’entreprendre et d’explorer pleinement toutes les possibilités qu’offre l’outil internet. Dès 1999, je crée et lance la société Direct Gestion, pionnière en France, dans le secteur de la gestion locative en ligne.

3/ Quelle est votre première expérience professionnelle marquante ?

Bernard Bensaid : A partir de 2009, la crise financière de 2007 s’intensifie et devient une crise économique. Les acquisitions que nous réalisons dans le groupe, sont désormais souvent des reprises de sociétés en difficulté. Le secteur privé est le premier touché suivi des entreprises à caractère plus social et poursuivant des buts non lucratifs. Lorsque notre groupe rachète en 2011 la Compagnie des Thermes et des Résidences de Plombières, celle-ci est gérée par la commune.
Les Thermes souffrent du manque de fréquentation ainsi que de la réduction des budgets territoriaux et sanitaires. J ’ai eu personnellement le plaisir de passer 3 mois dans cette station alors en grande difficulté. Au delà du patrimoine immense et méconnu de la ville (12 établissements inscrits aux Monuments Historiques), j’ai découvert une population fière de son histoire thermale, serviable et très volontaire. Nous avons pu sauvegarder tous les emplois. Depuis , la ville de Plombières s’est redynamisée et sa fréquentation est à nouveau en progression régulière. Aujourd’hui, je continue à suivre directement le développement de la station. Nous étudions un grand projet de réhabilitation d’un patrimoine de plus de 100 ans avec le soutien de financeurs institutionnels.

4/ Dites nous en plus sur l’AMAPA, en quoi consiste cette association, dont vous êtes le président ?

Bernard Bensaid : AMAPA est une association, pionnière de l’aide à domicile dans le département de la Moselle. C’est une entreprise de l’Economie sociale et solidaire, et c’est aujourd’hui le pôle médico-social du groupe DocteGestio.

Amapa propose aux seniors et aux personnes handicapées des résidences, des établissements d’hébergement pour personnes âgées (Ehpad et Ehpa), des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et des services d’aide à domicile (SAAD) destinés à tous. Portage de repas, télésurveillance et utilisation de nouvelles technologies complètent l’offre faite aux personnes accompagnées.
Amapa se développe régulièrement grâce à des fusions, à l’accompagnement de structures en difficulté, souvent de l’ESS, ou à des rachats de sociétés.

Ces derniers mois, la justice a confié l’ADMR de Corrèze à Amapa, ses 300 salariés et ses 2 000 personnes accompagnées. La Mutualité Française Saône-et-Loire lui a transmis son Ehpad Les Iris à Montceau-les-Mines. Au total, Amapa compte aujourd’hui 3 200 salariés qui accompagnent 20 000 personnes à travers 66 établissements ou agences. Amapa est aujourd’hui présente dans 18 départements.

5/ Vous avez un projet en cours sur Paris de 32 établissements, dites nous en plus ?

Bernard Bensaid : Les Thermes de Plombières a été le premier d’une longue série de reprises que notre groupe a réalisé dans les domaines sanitaires et médico-sociaux. Pour beaucoup, ce sont des associations, elles aussi essoufflées par une économie en berne et par les rigueurs budgétaires.

Au 1 er Avril 2017, l’UTMIF, l’Union Territoriale des Mutuelles d’Ile de France et toutes leurs équipes ont rejoint le groupe DocteGestio. Pour cette reprise comme pour les précédentes, ce sont de nouvelles rencontres d’hommes et de femmes très impliqués et toujours portés par le désir d’aider les personnes au quotidien dans la prise en charge de leur santé.

Comme pour les Thermes, les cliniques et notre centre de santé de Montreuil, nous souhaitons redynamiser les équipes tout en améliorant la gestion des ressources. Nous nous appuyons pour cela sur les technologies du numérique, formidables leviers permettant aux collaborateurs d’être plus efficaces sur les aspects administratifs tout en consacrant davantage de temps aux soins et à l’accompagnement de leurs patients.
Les pouvoirs publics exercent une forte pression auprès des professionnels pour abaisser le coût global de la santé en France. Des arbitrages économiques sont opérés par l’ARS et par les Mutuelles au profit des usagers et des dépenses publiques. L’accès de la santé pour tous demain exige une mutualisation des ressources et la construction d’un réseau global avec : des soins de proximité à tarifs modérés, une prise en charge globale à chaque étape de la vie, des emplacements sur l’ensemble du territoire, une gestion rigoureuse à tous les niveaux. Le groupe totalise aujourd’hui plus de 100 établissements, centres et agences sur le territoire dont 30% sont situés en Ile de France, un point très fort pour pouvoir accueillir les personnes ayant besoin d’une prise en charge santé.

Ainsi, afin d’accompagner et de soigner les personnes tout au long de leur vie, le groupe est dans une démarche de rapprochement des branches médico-sociales et sanitaires sous une seule entité du nom de DoctoCare.

6/ Doctocare ?

Bernard Bensaid : Le nom DoctoCare est l’union des sciences (origine du nom du groupe Docte) en particulier de la santé (doct o) et du soin, de l’accompagnement exprimé par le mot “care” anglophone. Ainsi, la mission de cette nouvelle entité est de soigner et d’accompagner les personnes tout au long de leur vie et sur l’ensemble du territoire.
Avec une implantation d’une centaine de centres et cliniques sur le territoire, DoctoCare a la vocation de proposer une offre de soins de proximité complète : consultations, outils de diagnostics, prescriptions, soins et appareillage. Les prises en charge couvrent dores et déjà toutes les disciplines médicales et médico-sociales. S’appuyant sur des personnes ayant bénéficié de l’excellente infrastructure de formation des métiers santé en France, DoctoCare pratique une politique de soins de qualité.

Aujourd’hui, nous sommes implantés au coeur d’un réseau de professionnels de santé et de partenaires de poids. Nous proposons des tarifs définis en accord avec les politiques budgétaires imposées par l’Etat. Le tiers payant est mis en place sur l’ensemble de ses établissements. Les honoraires de ses médecins sont maintenus pour la plupart, au niveau de secteur 1, tarif conventionné.
DoctoCare a pour objectif de mettre la technologie au coeur de son dispositif et au service de l’usager. Progressivement, il met en place la digitalisation du parcours usager, depuis la prise de rendez-vous jusqu’au dossier patient / bénéficiaire et en milieu hospitalier, le Dossier Médical Partagé. Plus largement, DoctoCare assure une qualité de l’accueil et de la communication sur l’ensemble de ses établissements d’accueil. A terme, DoctoCare aura également recours à l’Intelligence Artificielle.

DoctoCare est attentif à optimiser les coûts d’investissement et de fonctionnement. Sur l’ensemble du groupe DocteGestio, nous sommes engagés dans une politique de gestion des ressources et des ressources humaines : des outils de collaboration et de gestion sont mis en place pour faciliter les tâches administratives. Nous conduisons aussi une politique de responsabilisation des collaborateurs à travers la conduite de projets en autonomie. Notre ambition pour DoctoCare est de devenir le premier opérateur global sanitaire et médico-social en institution et à domicile en France.

7/ La gestion de son E Réputation pour un chef d’entreprise est primordiale, comment gérez-vous cette nouvelle donne du web 2.0 ?

Bernard Bensaid : L’ensemble des équipes de communication publie chaque semaine des actualités et les événements marquants des plus de 200 établissements de notre groupe. A cette occasion, je suis régulièrement amené à être présent physiquement puis cité sur les réseaux sociaux et sur nos sites internet. Depuis récemment, je fais également appel à Net’Wash pour nous aider à démultiplier les actions et à mettre en place des synergies entre tous les collaborateurs impliqués dans la communication de chaque métier.

8/ Vous avez des journées qui commencent tôt et qui finissent tard, comment vous détendez vous ? un sport, une passion ?

Bernard Bensaid : Je me considère comme un chef d’entreprise en perpétuel mouvement pour toujours renouveler mes idées et l’organisation de mon groupe. Je suis tout aussi curieux des innovations technologiques que des nouvelles organisations sociales. Passionné par ces domaines, j’alloue une partie de mon temps à des lectures sur internet mais aussi à des échanges avec les collaborateurs. Je crois dans l’énergie formidable dont est capable une organisation constituée de talents variés, les jeunes et les moins jeunes dans la mesure où ils ont le désir de progresser. Je crois également en la puissance du travail collaboratif bien structuré, véritable levier humain capable de construire en transformant et de progresser socialement en innovant. L’un de mes passe-temps est la découverte, depuis le mobilier dans les brocantes dont j’aime connaître l’histoire, les anciens propriétaires jusqu’aux civilisations lorsque je pars en voyage en Asie notamment dont l’effervescence me fascine.

Ils nous aiment !

 

    

  

Ils nous détestent !

   

 

 

Ils parlent de nous !